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La déposition des particules au niveau des poumons peut se faire en fonction de la taille des particules inhalées et de leurs propriétés, suivant trois mécanismes [2,4] :
a) L'impaction inertielle
L'impaction dépend de la masse et de la vitesse des particules, se déroulant dans le tractus respiratoire supérieur. Les particules, ne pouvant suivre les changements brusques de direction du flux d'air, se déposent au niveau de la paroi bronchique. Ce mécanisme sera prépondérant surtout pour les plus grosses particules, celles dont le diamètre est supérieur ou égal à 10 µm.
b) La sédimentation
Ce mécanisme de sédimentation concerne surtout les voies périphériques au niveau desquelles le mouvement de l'air est pratiquement laminaire. Les particules de diamètre de 2 à 5 µm qui présentent une masse suffisante se déposent sous l'action de la force de gravité, pour autant que les durées de résidence au niveau des voies aériennes soient élévées.
c) La diffusion
Ce type de déposition est dû au mouvement brownien des particules de petite taille (< 1.0 µm). On peut considérer que les particules inférieures à 0.5 µm sont exhalées lors de l'expiration.
d) L'effet de charge
La génération mécanique d'un aérosol peut entraîner la production de charges électriques. Il existe deux types d'interactions électriques entre les particules selon que les particules soient de charges identiques ou opposées.
Dans le premier cas, c'est la répulsion qui provoque un mouvement des particules vers la paroi respiratoire.
Dans le second cas, c'est l'attraction qui provoque l'augmentation de masse et l'agrégat formé se dépose de façon prématurée dans le tractus pulmonaire. Ce mécanisme n'apporte qu'une faible contribution à la déposition des particules.
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